Musique
 Weep, weep, oh Walsingham
Andreas Staier
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Ce concert est donné dans le cadre du Festival « Artistes en résidence | en résistance ». Disponible en ligne, gratuitement ! 
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Distribution

CLAVECIN* & VIRGINALE ** Andreas Staier
* Clavecin “Arboris optimae sunt virgae nam ramis nudis haec esset sudis” Matthias Griewisch, copie d’un instrument florentin du XVIIe, Bammental 1989, collection particulière
** Virginale Anglaise « The Whig » copie de la virginale du roi Charles II d’Angleterre par John Player, Londres 1664 par Thomas Schüler à Freiburg im Breisgau en 2020, collection particulière

Programme

WILLIAM BYRD The Woods so Wild, Alman & La Volta , Walsingham, Pavan and Galliard Ph. Tregian, Pavana Lachrimae, Rowland, Wilson‘s Wild, Hugh Ashton‘s (or Tregian‘s) Ground

  

Quels rapports entre un compositeur catholique anglais, un sanctuaire du Norfolk, l’Église Anglicane et une série de variations pour clavier ?

Andreas Staier nous invite à une plongée dans l’univers musical d’un compositeur anglais à la personnalité singulière, et entreprend de répondre à ces quelques énigmes… Ce premier rendez-vous est en effet centré sur une des partitions les plus magistrales de Byrd : Walsingham, un ensemble de 22 variations écrites sur le thème d’une célèbre ballade populaire élisabéthaine, qui demeure une des pièces maîtresses de la littérature pour virginal — ou clavecin — du XVIe siècle. Mais au-delà de sa réussite purement musicale, Walsingham pourrait bien donner lieu à une enquête digne des meilleurs romans policiers anglais… Car le Walsingham qui donne son nom et sa substance à la ballade-source est d’abord un lieu de pèlerinage du Norfolk, où la Vierge serait apparue à un noble saxon au XIe siècle : « En venant à Walsingham / me pressant vers le sanctuaire / J’ai fait rencontre d’un gai pénitent / dans sa robe de pèlerin ».  Un sanctuaire qui sera détruit en 1538 par des représentants de l’Eglise Anglicane, au prétexte que les rencontres qu’il suscite  — comme certains double sens de la ballade le laisseraient deviner — seraient rien moins que vertueuses. Shakespeare ne s’en fera-t-il pas lui-même l’écho dans Hamlet ? ’How perverse are those catholics, aren’t they !’ Converti à trente ans au catholicisme — alors même que les Anglicans ne cessent de prendre l’ascendant — Byrd n’aurait-il pas truffé sa partition d’allusions musicales codées pour en faire une secrète et réfractaire profession de foi ? « Weep, weep, oh Walsingham ! »

 

Dates
05
Juil
20:00
En ligne
Tarifs et plan de salle
Non renseigné
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Durée
1h30